17 avril 2006

Une vie en plus. La longévité pour quoi faire ?

Le corps par Joël de Rosnay :

" Plus on se pose de questions, plus on est curieux, plus on a plaisir à vivre et plus les neurones s'activent, plus les connexions continuent à s'établir, plus le cerveau tient la forme."

"Il faudrait manger deux ou trois légumes différents par jour et trois à quatre fruits différents dans la journée."

"On a toujours moins besoin de sommeil qu'on le croit. Dormir trop est un signe de dépression. 8 heures est la moyenne mais certaines personnes se satisfont très bien de moins. L'idéal serait de se faire réveiller par la lumière du jour."

"On ne doit pas se mettre en retrait (retraite)… Il est démontré que les personnes qui préservent une activité créatrice vieillissent moins vite et mieux que les autres. L'activité intellectuelle et la création produisent, en plus des endorphines qui donnent le plaisir de créer, des hormones de l'équilibre dans le corps qui permettent de mieux résister aux grandes maladies et peut être même d'activer certains gènes de lutte contre le vieillissement."

L'esprit par Jean Louis Servan Schreiber :

"Une forme de nouvelle adolescence (certains l'appellent "la maturescence") recommence après 60 ans face à l'incertitude nouvelle devant des aspects de la vie à laquelle on n'est pas préparé."

"Il nous faut quelque chose qui relève de la vie intérieure, de l'estime de soi ou de l'amour des autres. Ce nouvel age est le moment de se poser des questions philosophiques et spirituelles. Puis je trouver en moi de nouveaux talents, de nouveaux désirs ? Quelles activités m'est il encore permis de découvrir ? N'est ce pas le moment d'être plus disponible pour les autres ? Comme à l'adolescence, le clavier des possibilités s'élargit."

"A nous de faire en sorte que l'on ai plaisir à nous entendre, à nous rencontrer, à communiquer avec nous. Parler plus gentiment."

"On cultive un préjugé : passé 50 ans il ne sert plus à rien de faire une thérapie de la parole. Pourquoi ne pas imaginer une aide pour notre passage à la longévité, une sorte de coaching des seniors….. Autrefois les curés en faisaient office : si les vieux allaient à l'église c'était pour causer, pour se faire rassurer. Aujourd'hui ils sont livrés à eux même."

"Pour les chinois, vivre est une circonstance exceptionnelle. Le mieux que je puisse faire est d'essayer de porter ma vitalité à son meilleur, de chercher à intensifier ce que je vis. C'est la philosophie de l'instant."

Extraits du livre "Une vie en plus, la longévité, pour quoi faire ?" publié au Seuil

13 avril 2006

Je me suis fait coacher et profite de ma retraite

Je n'étais préparé ni matériellement ni psychologiquement à me retrouver à la retraite. Le jour où j'ai eu mes quarante annuités, j'ai quitté mon commerce et j'ai passé la main. Il faut dire que, les six dernières années de mon activité professionnelle, je vivais aveuglé par la quotidienneté : ouverture de la boutique tous les jours de 7 heures à 19h30, plus le dimanche matin et les soirées passées sur la gestion. Tout cela pour gagner difficilement ma vie, alors que j'avais connu auparavant des années de prestige et d'aisance, comme patron et propriétaire de grands magasins.
J'étais seul face à mes angoisses. C'est dire si j'étais déprimé et démotivé sans parler de l'opinion déplorable que j'avais de moi-même - et dans laquelle je me complaisais. Du jour au lendemain, le vide : plus personne ne m'appelait, ne venait me chercher. Plus de clients, plus de fournisseurs, plus d'"enquiquineurs" qui, au moins me donnaient de l'importance. J'en venais presque à regretter mes ennemis...
Ma compagne, plus jeune que moi, continuait de travailler. Elle partait le matin, me laissant seul face au vde et à l'angoisse. Que de regrets, et quel sentiment d'urgence en voyant mes cheveux blancs ! Je ressassais tous mes échecs, personnels et professionnels.
Je me sentais incapable d'affronter l'avenir. Heureusement, ma compagne tenait le coup et me soutenait. Mes amis aussi, qui m'écoutaient me plaindre et me dévaloriser devant eux. Jusqu'au jour ou 'un d'entre eux m'a conseillé d'aller voir un copain de jeunesse dont je n'avais pas de nouvelles et qui était "coach", Claude Malfaye. Au début, cela m'a fait rire, je doutais de cette mode qui veut mettre les coachs partout. Mais, dans l'état où je me trouvais, j'y suis allé. Qusetion de survie.
Grâce à mon coach, j'ai réfléchi sur mes qualités, mes échecs... Claude est quelqu'un qui connaît la vie professionnelle, avec ses ambitions et ses échecs. Je lui ai dit : "Donne moi les moyens de me reconstruire ! "
Nous avons commencé les rencontres au rythme de tous les quinze jours. Au début il m'a écouté. Il m'a fait parler de moi, de ma vie, pour faire un "état des lieux". Il était attentif, plein d'humour et toujours à la bonne distance. Moi qui me sentais tomber dans un puit aux parois glissantes, j'ai commencé à voir des aspérités auxquelles me raccrocher. Claude cherchait à me montrer une voie, mais jamais il ne me proposait des solutions à lui. Nous travaillions ensemble pour débroussailler le terrain, puis je faisais des "devoirs" chez moi. Il me faisait réfléchir sur mes qualités, mes défauts, mes échecs, mes fiertés, mes hontes, les raisons pour lesquelles j'affirmais ceci ou cela, les preuves que j'en avais.... Il suivait une méthode . Constamment il reformulait mes propos, et ce n'est que lorsque nous étions d'accord sur un point que nous passions au point suivant. Il voyait toujours l'aspect positif des choses. Parfois ce m'exaspérait de le voir tout embellir. Je lui en voulait de me sortir de l'état dépressif dans lequel je m'étais réfugié.
J'ai repris confiance et j'envisage ma nouvelle vie sans panique. Petit à petit, je me suis redressé. J'ai cessé de pleurer sur mon sort, j'ai su regarder mes échecs, j'ai appris à me déplacer comme les singes, sans jamais quitter une branche pour en saisir une autre, j'ai fait l'effort de chercher en moi le positif, là où il était caché.... Jamais auparavant je n'avais fait un tel travail.
J'ai repris confiance. Enfin j'ai pu envisager la vie qui s'ouvrait devant moi sans panique. Grâce à Claude et à ses questions, j'ai réalisé que je voulais trois choses. D'abord retrouver un certain prestige. J'ai un grand besoin de reconnaissance et si elle vient à manquer je me déteste. Ensuite occuper mon temps. Enfin gagner de l'argent. Cela m'éloignait, certes du monde associatif , mais c'était indispensable car ma retraite ne suffit pas à couvrir toutes mes charges.
Depuis deux mois, je suis agent commercial en immobilier, un statut compatible avec ma retraite. Et, pour ce qui est de l'engagement associatif, je me suis inscrit dans un parti politique et je compte faire la campagne présidentielle de 2007.
Grâce à mon coach, je me suis redressé. peut être aurais-je pu le faire autrement, mais je voulais ni thérapie ni psychanalyse. Je ne prétends pas être "guéri", j'ai toujours mes névroses, mes phobies, mais j'ai retrouvé confiance en moi, je peux m'aimer un peu. Et profiter du temps de ma retraite.
Propos recueillis par Sylvaine de Paulin et publié dans le journal "Notre Temps" de mai 2006

03 avril 2006

Code déontologique

1. Le coach s’engage à apporter un soutien inconditionnel à son client, à l’aider à optimiser ses capacités et ses ressources dans le respect de sa demande. Il l’aide à se fixer des objectifs motivants et à donner le meilleur de lui-même. Il l’accompagne dans la mise en oeuvre des moyens les plus efficaces pour lui permettre d’atteindre ses objectifs.

2. La compétence professionnelle du coach est assurée par sa formation spécialisée dans le domaine du coaching.

3. Le coach a lui-même été coaché et continue de faire appel aux services de confrères pour être supervisé dans sa pratique. Il est engagé dans un cheminement continu d’évolution personnelle.

4. Le coaching est une profession qui demande une réactualisation régulière des connaissances. Le coach se tient au courant des développements de la discipline.

5. Dès le début d’une relation de coaching, le coach convient, par écrit, d’un contrat clair avec son client. Les conditions de cet accord incluent la nature du service proposé, les limites et les responsabilités de chacun. Le contrat précise aussi la fréquence et la durée des entretiens, la façon dont ils se dérouleront (en vis-à-vis, par téléphone ou Internet) ainsi que le montant des honoraires perçus par le coach pour sa mission. Le coach garantit le respect des engagements pris contractuellement et se tient à la règle de confidentialité.

6. Le coach s’assure que son intervention sert l’intérêt de son client et veille à agir avec un haut niveau d’intégrité pendant toute la durée de la relation de coaching. S’il ne possède pas la compétence pour intervenir dans le domaine pour lequel on le consulte, il réfère son client à une autre personne-ressource. En aucune circonstance, il ne met à profit la situation de coaching pour en tirer des avantages non contractuels, que ceux-ci soient d’ordre financier, social ou sexuel.

7. Si, au cours de la relation de coaching, le coach constate que d’importantes divergences ne lui permettent plus de fonctionner selon les termes du contrat, il est dans l’obligation éthique d’y mettre fin en expliquant clairement les raisons de sa décision. Dans la mesure du possible, il veillera à proposer d’autres options à son client.

8. À l’égard de la profession, le coach se tient à un devoir de réserve dans ses propos et dans ses actes. Il fait preuve de respect à l’égard de la diversité des courants existants dans le domaine du coaching mais refuse qu’une personne ou un groupe puisse se prévaloir de détenir la vérité en la matière. Le coach contribue à l’image positive de la profession par son comportement, sa compétence et la vision du monde positive dont il est porteur.