23 mai 2006

Rester impliqué

Rester impliqué tout en vieillissant est la clef du succès

La « bonne croissance » est analysée avec anticipation, alors que « vieillir » est considéré comme quelque chose à redouter. Ce sentiment se développe à partir de la vision du vieillissement comme un déclin de l'acuité physique et mentale et la crainte de la maladie, de la solitude et de la perte de l'indépendance. Le vieillissement et la maladie ne vont pas nécessairement ensemble. Les personnes âgées vivent plus longtemps et plus sainement. Les avancées dans le soin médical, les styles de vie plus sains et le meilleur accès à l'information aident les Américains plus âgés à redéfinir le vieillissement. Les problèmes de santé ne sont pas une partie inévitable du vieillissement, et des millions d'adultes prouvent cela tous les jours. La grande différence dans la longévité est que ces dernières années le vieillissement sain incorpore des mesures préventives et des habitudes améliorées. Nous nous rendons plus compte des résultats positifs qu’implique de prendre soin de nos corps et de nos esprits. Les bonnes nouvelles sont que les mesures prises par les personnes âgées fonctionnent. Les Américains plus âgés apprécient maintenant d’être en bonne santé pendant de plus longues périodes que les générations précédentes. Non seulement nous vivons plus longtemps, mais nous sommes plus forts. Les seniors de plus en plus actifs et indépendants aident à oublier peu à peu cette notion de « déficience de l’âge ». Les seniors d'aujourd'hui sont plus sains, plus riches et plus instruits qu’auparavant. Et les nombres se développent, avec cette population attendue à doubler dans les 25 années à venir. Les intérêts et activités peuvent changer -comme ils tendent à le faire durant toute la vie - mais l’essentiel est qu'ils existent et que les personnes âgées restent impliquées et continuent à avoir une vie remplie.

Cerveau et neurosciences


L'expérience laisse des traces neuronales. Le réseau neuronal n'est pas une structure déterminée une fois pour toute. Il est au contraire soumis à un changement permanent [.....].
L'activité simultanée de neurones intercomutées renforce les connections synaptiques entre les neurones. La forme et la taille des synapses changent et de nouvelles synapses se forment.

Le fait que l'expérience laisse des traces dans le cerveau par le biais de la plasticité synaptique, et que ces traces soient sans cesse remodelées, ouvre un questionnement sur l'identité du sujet.
En effet, la plasticité démontre que le réseau neuronal est ouvert au changement et à la contingence : il est modulable par l'évènement.
Autrement dit, au delà des déterminations qu'implique son bagage génétique, chaque individu se révèle unique et imprédictible.
La plasticité remaniant constamment les circuits neuronaux, un stimulus identique peut donner des réponses chaque fois différentes en fonction de l'état du cerveau.
Nous serions ainsi biologiquement déterminés pour ne pas être biologiquement déterminés. Nous serions déterminés pour être libres.
Voilà qui implique de revisiter d'une façon complètement nouvelle la question du déterminisme.
D'une certaine façon, la question n'est plus de savoir comment nous pouvons changer, mais plutôt de comprendre pourquoi nous ne changeons pas plus !

Extraits du journal "La Recherche" de mai 06 : "L'inconscience au crible des neuroscience"